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  • chanleng-yaski

Le "weight cutting" ou la coupe de poids : déshydratation sévère assurée !

La coupe de poids ou « weight cutting » : une combinaison alléchante

Le « weight cutting » ou coupe de poids est une association de restriction alimentaire combinée à une diminution des compartiments liquidiens de l’organisme permettant une perte de poids rapide. Les combinaisons de sudation, les séjours dans un sauna ou les bains de vapeur, combinés ou non l’utilisation de diurétiques et de laxatifs, sont utilisés pour évacuer un maximum d’eau.


Je vous liste ci dessous, les principales conséquences de la technique :


La déshydratation aiguë La diminution du compartiment liquidien corporel par la restriction d’apport hydrique et par l’augmentation de l’élimination de l’eau entraine un état de déshydratation. La déshydratation volontaire compromet le processus d’acclimatation et de thermorégulation liée à l’exercice physique lors des entrainements et des compétitions. Elle s’accompagne également de la perte électrolytique exposant le boxeur à l’épuisement par hyperthermie et à des troubles musculaires. La perte de 1% d’eau peut induire une perte de force maximale de 10%. En cas de déshydratation, des signes cliniques peuvent apparaître. La sécheresse buccale, la sensation de soif, l’hyperthermie ou le coup de chaleur, la persistance d’un pli cutané, une perte d’appétit, des nausées, une urine concentrée sont des signes qui doivent alerter. Cette diminution de liquide dans l’organisme peut aussi provoquer une hypotension, une hypovolémie, une tachycardie, un réseau veineux aplatit, une insuffisance rénale, une infection urinaire, une altération de la conscience (confusion, déclin cognitif) et une diminution du tonus musculaire. La déshydratation du boxeur créé un déséquilibre électrolytique pouvant mener à une acidose accentuée de l’acidose provoquée par l’exercice physique. La santé du boxeur est mise en jeu, la performance est affectée, le temps de réaction augmente et les capacités d’endurance et de force sont altérées.


Les réserves glycogéniques diminuées La restriction volontaire d’apport énergétique traduit une baisse des réserves en glycogène hépatique et des réserves en glycogène musculaire. La baisse des réserves en glycogène est associée à une perte en protéine de l’organisme. La qualité de resynthèse des protéines dépend du niveau des stocks de glycogène musculaire et hépatique qui sont eux-mêmes dépendant de quantité et qualité des glucides consommés. Ainsi, la ration en glucides est déterminant pour la capacité à l’exercice et pour la tolérance à l’entrainement. L’athlète s’expose à un risque de malaise, de perte de connaissance et d’hypoglycémie.


Les restrictions alimentaires peuvent provoquer un déficit en fer, diminuant ainsi les réserves et expose le boxeur à un risque d’anémies ferriprives.


Les régimes restrictifs sévères, perte de poids et de masse grasse importante, exposent : - des hommes entrainés, à des hypotestostéronémies avec des troubles sexuels associés - les athlètes féminines, à des troubles des règles voir d’aménorrhées. Pouvant induire une diminution de la densité minérale osseuse exposant ainsi la boxeuse à un risque important de fracture et d’ostéoporose à long terme.


La restriction alimentaire notamment en glucide peut également aggraver l’état de déshydratation.


J’espère que cet article vous a éclairé.


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